Succès du gâteau Georges 5 au matin : Pourquoi est ce qu’il plaît autant ?

Idées principalesDétails et explications
🌟 Trois restaurants Michelin au George VLe Cinq trois étoiles, Le George et L’Orangerie une étoile chacun.
🥐 Le pain au chocolat de Maxime FrédéricCréé en 2019, vendu 6 euros en boutique éphémère durant dix jours.
👨‍🍳 Maxime Frédéric, chef pâtissier exécutifRecruté en 2016, promu en 2017 après débuts au Meurice en 2010.
📍 L’Orangerie, restaurant intimiste18 couverts seulement sous verrière donnant sur la Cour de Marbre.
🎯 Bertrand Noeureuil prend la directionArrive à l’été 2026, encadrera 40 personnes, décroché deux étoiles.
💡 Démocratisation par l’accessibilitéAttirer nouveaux clients parisiens et touristes sans addition astronomique.

Le Four Seasons Hotel George V concentre à lui seul trois restaurants labellisés par le guide Michelin : Le Cinq (trois étoiles, sous la houlette de Christian Le Squer), Le George (une étoile, confié à Simone Zanoni) et L’Orangerie (une étoile). Ce palais parisien est tout simplement l’hôtel le plus étoilé d’Europe.

Autant dire qu’au George V, le petit déjeuner ou la viennoiserie du matin ne sont pas une affaire ordinaire. La preuve ? En avril 2019, le pain au chocolat de Maxime Frédéric a fait l’effet d’une bombe dans la capitale — et pas seulement chez les touristes en goguette.

Recruté à L’Orangerie en 2016, Maxime Frédéric est devenu chef pâtissier exécutif de l’ensemble du George V dès 2017. Son parcours ? Il avait commencé au Meurice en 2010, où il a côtoyé Cédric Grolet avant de prendre son envol. Bref, un CV qui en impose.

Du 13 au 22 avril 2019, de 9h à 20h, une boutique éphémère a ouvert ses portes pour commercialiser son fameux pain au chocolat à 6 euros pièce. Un objet de désir de 56 grammes précisément, soit environ une dizaine de centimètres, que les amateurs de viennoiseries d’exception n’ont pas boudé. Lors de la boutique précédente de fin d’année, pas moins de 5 000 pains au chocolat avaient trouvé preneurs en moins d’un mois. Franchement, même moi qui ai goûté des pains au chocolat du Vietnam au Mexique, j’admets que 6 euros pour une viennoiserie de palace, ça fait sourire… jusqu’à la première bouchée.

Cette stratégie révèle quelque chose d’intelligent : séduire les Parisiens autant que les touristes fortunés. Après les années difficiles liées aux attentats et aux grandes manifestations qui avaient pesé sur le tourisme, les palaces ont compris qu’une belle viennoiserie à prix accessible permet à une clientèle nouvelle de pousser leurs portes sans le stress d’une addition astronomique. C’est une porte d’entrée douce, presque gourmande. J’adore cette idée — la démocratisation par le croissant, en quelque sorte. 😄

Si tu cherches à comparer d’autres gâteaux ou biscuits qui misent sur la qualité sans forcément vider le portefeuille, tu trouveras des références utiles dans ce classement de gâteaux peu caloriques industriels — une lecture complémentaire qui relativise les choses.

L’Orangerie n’est pas un restaurant comme les autres. 18 couverts seulement, sous une verrière donnant sur la Cour de Marbre — l’endroit respire l’intimité. C’est exactement le genre d’adresse que j’aurais glissé dans mon carnet de voyage si je l’avais découverte à l’étranger — cette impression rare d’être dans un écrin pensé pour toi seul.

Bertrand Noeureuil, 36 ans, prendra les rênes de l’établissement à l’été 2026, succédant à Alan Taudon. Sacré « Talent de l’année 2026 » par La Liste, ce chef a forgé son style auprès de Yannick Alléno et d’Arnaud Donckele, dont il a été le « double culinaire » pendant sept ans. Il a également participé à l’obtention des trois étoiles historiques du restaurant Plénitude, au Cheval Blanc Paris, dès son ouverture — une performance rare. Fin 2023, il a pris la direction de l’Observatoire du Gabriel à Bordeaux et y a décroché une deuxième étoile en moins de 18 mois. Impressionnant. Noeureuil supervisera L’Orangerie, La Galerie, le Bar et le Room Service, à la tête d’une brigade de 40 personnes.

Sa cuisine se définit comme néo-classique, précise et respectueuse du vivant, avec une attention particulière portée à la saisonnalité. Ça me parle vraiment — quand on voyage beaucoup, on finit par mesurer à quel point les produits locaux de saison changent tout dans une assiette. Le premier service signé par Noeureuil est attendu à la rentrée 2026.

Pour ceux qui aiment les références sucrées avec une vraie exigence de savoir-faire, la tradition de la madeleine artisanale n’est pas loin — les madeleines de Christophe, présentes à Aix-en-Provence depuis 2006, incarnent ce même attachement à la qualité et à la régularité dans le temps.

Le George V n’est pas le seul palace parisien à miser sur des moments gourmands accessibles. Les tea times proposés dans plusieurs grands hôtels illustrent bien cette tendance à ouvrir leurs salons à une clientèle plus large.

PalacePrixHoraires
☕ Prince de Galles65 €/personneVendredi au dimanche, 16h–17h30
🥂 Crillon88 € ou 130 € avec champagneJeudi au dimanche, 15h–18h
🫖 Saint James65 €/personneTous les week-ends, 15h–17h
🌟 Marriott Champs-ÉlyséesÀ partir de 39 €/personneSamedi et dimanche, 15h–17h30
🌿 Park Hyatt Paris-VendômeÀ partir de 65 €/personneTous les jours, 15h–19h

Le Marriott Champs-Élysées se distingue avec le ticket d’entrée le plus doux — à partir de 39 euros — là où le Crillon grimpe jusqu’à 130 euros avec champagne. Pas le même public, pas la même promesse. Mais dans les deux cas, l’idée reste la même — rendre l’expérience palace accessible sans brader le savoir-faire.

Si tu veux aller plus loin dans l’univers de la pâtisserie fine et reproduire chez toi ce type de douceurs matinales, la recette de biscuit madeleine de Cyril Lignac est une excellente base : moelleuse, accessible et bluffante au premier café du matin. 😊

Ce que j’aime dans cette dynamique des palaces, c’est qu’elle nous invite à repenser le petit déjeuner non plus comme un basique carburant matinal, mais comme un moment de plaisir revendiqué. Une viennoiserie bien faite, un cadre soigné, une pâtisserie signée — c’est finalement la même philosophie que j’applique quand je ramène une recette d’un marché découvert au fil de mes escales — transformer l’ordinaire en mémorable.

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